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02 janvier 2017
Preacher - livre 1 - Garth Ennis & Steve Dillon, Urban Comics

Preacher, une série de comics créée par le scénariste Garth Ennis et Steve Dillon pour le dessin, est rééditée par Urban Comics, une filiale des Éditions Dargaud spécialisée dans les comics publiés par DC Comics et sa filiale Vertigo – dont la thématique fantastico-horreur catalogue la collection de cette dernière parmi la bd adulte.

75 épisodes de ce road-comics déjanté paraissent aux states entre 1995 et 2000. Preacher débarque ensuite en France via Le Téméraire, une maison d’édition créée par le choletais Laurent Galmot (Graffiti, Gotham, Golem, directeur des collections bd pour Vents d’Ouest) et Jean Wacquet (actuellement directeur éditorial des éditions Soleil). Or, la fin de vie du Téméraire coupe court à Preacher comme à d’autres titres.
Panini Comics France (filiale de la maison mère italienne Panini), alors titulaire de la licence française produite par DC Comics, se lance dans la réédition des numéros parus chez Le Téméraire et poursuit sa traduction – jusqu’à l’arrêt de la production.

Depuis 2015, c’est Urban Comics qui s’y colle. Et comme il a bien fait, car Preacher devient le titre phare de sa collection « adulte ». Avec quatre Eisner Awards – dont l’Eisner Award de la meilleure coloration (1997), du meilleur scénariste (1998) et de la meilleure série régulière (1999) – mais encore le prix Micheluzzi de la meilleure série étrangère (2000), Urban avait misé sur du sûr. C’est pourquoi tous les épisodes sont aujourd’hui publiés. Cinq tomes relatent les aventures de Jesse Custer, un jeune pasteur en quête de Dieu, Tulip, son ex petite-amie devenue tueuse à gages et Cassidy, un vampire irlandais.

Oui, vous avez bien lu… Les aventures d’un cureton, de son ex-copine devenue tueuse à gages et d’un vampire irlandais. Avec un pareil postulat, le scénario ne peut être que bétonné. C’est pourquoi il est jugé par la critique comme blasphématoire et décalé. Inutile d’insister, nous reviendrons sur sa mécanique scénaristique tant elle nous a convaincus. Mais avant de conclure, un dernier mot sur Glenn Fabry, l’illustrateur des premières de couvertures dépeint comme charmant et débonnaire par Garth Ennis himself. Un style réaliste dont les contrastes élevés saisissent immédiatement l’œil ; un trait qui lui vaut le prix Eisner du meilleur artiste de couverture pour son travail sur Hellbalzer (1995) – Hellbalzer, une série de comics fantastique et d’horreur sur laquelle Glenn a justement travaillé avec Garth – et deux prix Haxtur, l’un, pour Hellblazer #49 (1998), l’autre, pour celle de Preacher #2 (2000) que voici :

Vous l’avez compris, Preacher, décrit comme « déplacé » par Dave Gibbons, ou « d’une bonne lecture pour caca » par Joe Quesada (rédacteur en chef de Marvel), ne laisse pas indifférent. Pis ! Preacher n’impose pas de nuance de jugement. Tu l’adores ou tu le détestes.

Titre : Preacher - Livre 1
Scénario : Grath Ennis
Dessin : Steve Dillon
Illustration : Glenn Fabry
Éditeur : Urban Comics pour la version Française
Année de publication : Janvier 2015

Autres critiques : Dionysos (Bibliocosme)