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27 juin 2015
Écrire et être lu

Invités à la 5ème édition d'imaJn'ère, trois auteurs de polars régionaux débattent du plaisir d'écrire sous le regard passionné de Jean-Paul Guéry et l'intervention timide de Jackie Hoareau.


Crédit photo : A.C.

C'est suite à la lecture de La Fille Sauvage, de Jim Fergus, Le Cherche midi (2005), que Delphine Bilien-Chalansonné se lance dans l'écriture. Depuis, trois romans à son actif écrits dans des conditions fort différentes. Son dernier, le troisième tome du Mystère de la rose angevine, résulte d'une commande de sa maison d'édition - ce qui ne va pas sans changer le processus d'écriture.
Procédé d'écriture que Francis Carpentier compare volontiers à la technique du dessin. L'auteur, le poète - Francis est aussi poète et pratique le slam avec une virtuosité qui frise le pamphlétaire excédé par trop de ne changer en rien la face d'un monde fou - Francis- disé-je, observe des choses du quotidien et les transforme en histoire à défaut de les dessiner. L'écriture, comme la technique du dessin, s'apprend d'abord, se pratique, et fait partie intégrante de la vie par la suite.
Mue par un besoin d'écrire des petits bouts de fiction, lesquels ne demandaient qu'une chose : s'articuler entre eux, Lise Tyffaneau-Midy compare l'activité d'écriture à un travail d'organisation afin d'affiner au mieux la cohérence du récit policier. Quant au processus, il consiste à évacuer un trop plein d'émotions sur le papier afin de ne pas éclater, se disloquer, ou, à défaut d'y parvenir, de le contenir au risque de d'en faire une incurable indigestion phrastique.