Nous suivre
04 avril 2015
Entretien avec Céline Wagner


Chalonnes-s/Loire (49), photo © A. C.

Invitée au 28ème festival Bulles en Loire, Céline Wagner se livre volontiers face caméra.
Durant son cursus à l'école de design Polycréa de Toulouse, elle effectue un stage aux côtés d'Edmond Baudoin. De cette rencontre naît une bande dessinée réalisée à quatre mains : Les Yeux dans le mur (Dupuis, Coll. Aire Libre, 2003). Un premier one shot dont le thème du peintre et de son modèle la place parmi les jeunes gens qui parle d'eux-mêmes - qui ne parle que d'eux-mêmes, diront certains.
Et alors ? L'expérience des jeunes vaut bien celle des vieux, non ? Car voyez-vous, Céline se voue à la peinture au moins autant qu'au dessin. C'est dire si ce thème lui est cher.

Suivront La Patience du grand singe (Tartamundo, Coll. Tebeos, 2006), album à caractère autobiographique qui le classe parmi les témoignages de jeunes gens des quartiers populaires, et Zeste (Des Ronds dans l'O, Coll. Un Roman graphique, 2008) dans lequel les références culturelles relatives aux maîtres de la peinture ne manquent pas. Céline se plaît à dire partout : « L'art se sert de rien pour rendre important ce qui n'a l'air de rien ». Normal, donc, qu'elle s'éloigne de sa propre personne désormais. À se chercher, on se trouve. Cette maturité artistique lui permettra-t-elle de dire bientôt : l'Art se sert de tout pour rendre important ce qui l'est vraiment ?