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01 septembre 2013
Le Versailles des Pyrénées


Château de Lagarde (Ariège, 09) © C. A.

Du Versailles des Pyrénées d'où marquis, comtes et barons
Fort prompts à introduire derrière de hautes murailles
Une valetaille de dames d'atour charmées d'un son de cor,
De cet affront disons-le, reste ruine sans portail ni gargouille.

Jadis, fripouilles armées à la solde d'un tiers Innocent tors
Prirent le fort et jusqu'aux pâquerettes le rasèrent, ces andouilles.
Dès lors bredouille d'un logis, le nouveau corps édifièrent
Quatre miradors, autant de corridors nécessaires aux patrouilles
Gardant sans trouille désormais Lagarde.

Si Dieu aida au second chrétien Lévis, le dernier ne prit garde
De la bouffée braillarde des gueux révolutionnaires.
Comme ils tardèrent, les Droits de l'Homme, sous l'odieux
Ils prirent - pardieu ! ses pierres, pour bâtir une concorde
De place sonore sous des cieux tout de même capricieux.

Du Versailles des Pyrénées, il reste trop encore.

« Dieu aide au second chrétien Lévy », devise de la maison Lévy qui repose sur une légende pour les uns, une réalité historique pour les monarchistes : au baptême de Clovis, après le roi, aurait été baptisé un Lévis. NDA.