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01 août 2013
Politique & déficience intellectuelle vont-elles de pair ?

Bien que la politique fasse partie de la culture, la réciproque n’est pas toujours vraie. Surtout ces temps-ci. Les politiciens du début du XXIe s. en manquent tellement, de culture, qu’ils en disent trop, des conneries. Et de les publier (de temps à autre) nous permet de démontrer qu’assurément, nos hommes et femmes politiques sont cons. Totalement cons.

Depuis quelque temps, des propos cautionnant le grand œuvre d'Adolf Hitler prolifèrent dans le discours politique français. Une surenchère, déjà dénoncé ici, atteint, avec Gilles Bourdeleix, député-maire de Cholet, un paroxysme intolérable. Alors confronté à l'occupation d'un champ par les gens du voyage, le voilà qu'il lance devant un journaliste du Courrier de l'Ouest "Comme quoi, Hitler n'en a peut-être pas tué assez !"

Puisque ses propos sont désormais sur la place publique, je pensais vraiment que ce déficient intellectuel allait faire profil bas. Pensez donc ! Il crie, hurle, vocifère à hue et à dia, que la victime c'est lui, qu'il fait l'objet d'une odieuse manipulation ! Le con.

À peine cinq jour plus tard, Taro Aso, vice-premier ministre du Japon, a déclaré « La constitution de l'Allemagne de Weimar a été discrètement remplacée par la constitution de l'Allemagne nazie : pourquoi ne pas s'inspirer de leur tactique ? ». C'est à croire que le peuple japonnais n'a pas assez reçu d'atomes sur le coin de la trogne.
À défaut de s'inspirer des modèles républicains qui, aux heures les plus sombres de l'histoire ont fait leurs devoirs, ces furoncles purulents des institutions politiques préfèrent, à les entendre, l'exaltation de la guerre. Qu'ils crèvent d'abord.


Les Clayes-Sous-Bois (Yvelines) - Monument Jean Moulin.

« Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre, avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle - nos frères dans l'ordre de la nuit... »

Discours solennel d'André Malraux, Ministre de la Culture, lorsqu'il fit entrer au Panthéon Jean Moulin.