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26 mai 2013
Entretien avec Séverine Vidal

Séverine Vidal, auteur de La meilleure nuit de tous les temps (Éditions du Rouergue), était, mercredi 15 mai, à la médiathèque Jean Carmet de Mûrs-Érigné (49). Interview réalisée par Thierry Dupont et moi-même.


Crédit photo : C.A.

Le 17 avril, Jo Hoestland se défendait, devant ses lecteurs, d'agir à la manière d'une enseignante : « Une histoire, ce n'est pas comme un problème de math avec une solution à trouver. C'est comme dans la vie où, heureusement, rien ne se passe comme prévue. »
Puis, le 15 mai dernier, c’est Séverine Vidal qui est venue surprendre ses lecteurs. Son ouvrage La meilleure nuit de tous les temps, actuellement en lice pour la 4ème édition du Gavroche de Mûrs, a fait l’objet de nombreuses questions. Écrit en « un mois, un mois et demi », il laisse apparaître une plume assurée, précise, épurée de tous ces ornements de styles si présents dans la « littérature vieillesse ».

Auteur à temps plein depuis 2011, Séverine Vidal a livré, non sans humour, ses astuces et autres rituels. Écrire lui est possible que dans sa cuisine ; l’effervescence de la rue, les allées et venues des membres de sa famille, la radio, autant de freins à la concentration qui, chez elle, ne la gênent pas. Loin de là ! Après tout, le métier d’écrivain n’impose pas forcément une vie d’ermite. Pour preuve : les trois tomes de Roulette Russe (écrits avec Anne-Gaëlle Balpe et Sandrine Beau) et On a rien venu venir (un roman à sept voix préfacé par Stéphane Hessel). Il n'est donc pas étonnant qu'elle soit déjà considérée comme un auteur qui compte dans le paysage littéraire français. Sur une initiative de la médiathèque Jean Carmet (Mûrs-Érigné, 49) et de l'internat de l'IME Europe des Ponts-de-Cé (49), le Gavroche de Mûrs propose quatre romans dès le début de l'année scolaire. Puis ensemble, jeunes et organisateurs, préparent les rencontres d'auteurs. Une singularité toutefois ! Faire de cet événement un véritable prix de jeunes lecteurs. Comment ? En leur laissant l'entière décision du lauréat - les organisateurs n'ont pas droit au chapitre, ils ne votent pas.
Et cela fonctionne. Ils étaient une quarantaine à cette rencontre comme à la précédente. Ils ne leur restent plus qu'à voter courant juin.
Le somptueux Gavroche, une statuette sculptée par Christine Mettelet, sera alors remis au lauréat au mois de septembre 2013. Une occasion de plus pour ces publics qui jamais ne se croisent, de discuter avec l'auteur qu'ils auront choisi.