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10 octobre 2009
Là où le lecteur prend son pied, le téléspectateur s'en branle !
D'abord paru sur le site de la bouquinerie Phénomène J - rubrique : Homo Kronika - cet article a été remanié par la suite.

On peut se demander si la majorité des humains suivrait le sage conseil de Jean-Hugues Villacampa, écrit dans le second numéro de La Tête dans les étoiles - « Ô compagnons d’infortune, amis des littératures de l’imaginaire, je vous le dis tout net : fuyez la boite à images de Pandore ouverte au hasard de nos ennuis. Ouvrez vos livres ! ». Pourquoi diable les énergumènes fixés devant le décolleté invraisemblable de la blonde pulpeuse qui arpente – féline – l’estrade de La Roue de la fortune, éteindraient la boîte à pub pour... prendre un livre ?
Pis encore ! Pourquoi les liront-ils vraiment ?

Notre époque presque post-mitterrandienne (reste encore un Mitterrand au Panthéon d'une gouvernance française assez médiocre) semble réduire la lecture à une sorte de pratique orale hachée, morcelée, émiettée, fragmentée. Une lecture étroite, en somme. Bornée en fonction du nombre de lettres que compose le mot. Puis la phrase, au nombre de mots. Comme en maternelle. Je renouvelle donc la question : Comment lui faire éteindre la télé, à ce type qui ne sait même plus lire, et qu’il prenne enfin un livre ? COMMENT ?
Et surtout pourquoi ? Pourquoi le ferait-il ? Après tout, la blonde qui se trémousse devant lui, n'est-elle pas vachement bonne ?
Autre question.
Pourquoi un lecteur assidu ne se permettrait-il pas de la mater, la blonde ? N’est-elle pas là pour ça, la garce ?
Allez ! Je m’en vais tenter l’expérience toute la semaine – autrement dit, la toiser de la tête au cul. Et vous dirai si ses seins ne sont qu’implantations, ses lèvres, fournies au botox et sa bêtise, réelle.